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07/05/2007

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Bof ou ouf ? Voici quelques réflexions personnelles, jetées pèle-mêle et en toute humilité...

La France peinte en bleue, voilà donc le résultat de ce deuxième et dernier tour des élections présidentielles françaises. Pas la peine de relayer ma propre opinion, puisque je sors immensément déçu de la tournure des événements.

À l'heure actuelle, je n'ai absolument aucune confiance en l'homme qui a été porté par les urnes. Je ne sais pas s'il faut se féliciter de l'important mouvement électoral, qui a décidé les Français à se rendre dans les bureaux de vote. En majeure partie, Sarkozy a rallié les suffrages du monde rural, tandis que les grandes villes ont préféré la candidate socialiste. Faut-il croire que l'ancien Ministre de l'Intérieur a sur faire revenir des gens à la politique ? Incarne-t-il réellement le changement comme il le revendique ? En tout cas, c'est la France de droite qui a voté hier, majoritairement.

Pour ma part, mon attention est fortement tournée vers la dynamique engagée par François Bayrou, qui vient selon moi de poser les vrais bases d'une "rupture", un terme utilisé à tord et à travers et avec lequel il vaudrait mieux prendre des gants. La révolution par le centre, faut pas rêver non plus. Mais le Béarnais propose aujourd'hui une véritable alternative, dans laquelle pourraient même s'incarner beaucoup de monde. Espérer une union par delà les clivages politiques, est-encore de l'utopie ? Strauss-Khan a été clair là-dessus hier, la main est plus que tendue vers le centre.

En "droitisant" profondément ses actions, Sarkozy a remporté les élections. Depuis trois présidentielles, la gauche a tenté - très timidement - de s'ouvrir à l'extrême-gauche (la gauche plurielle), puis de rallier mollement le centre (Ségo est plus à droite que son partie, comme Bayrou est plus à gauche du sien), sans jamais en tirer partie en termes électoraux. Aujourd'hui, notre pays penche à droite comme il ne l'a plus fait depuis plus de 25 ans. La gauche en miettes, voilà donc le résultat de cette élection, une gauche qui  n'arrive apparemment pas à se renouveler et à coller aux désirs du peuple. Considérons cependant que la partie, pour le PS, a été principalement perdue en interne, tant Royal a du à la fois batailler pour s'imposer, à la fois face aux propres dirigeants de son parti, et ensuite face aux Français. Elle a mené une campagne difficile, en solitaire, fausse rassembleuse alors que tous autour d'elle ont persiflé en permanence.

Pour finir, je me fais du souci pour mon pays : un pays capable de porter à sa tête quelqu'un pour qui la détermination génétique est évidente, quelqu'un qui crache sur les institutions judiciaires, quelqu'un qui se permet un comportement dangereux avec la presse, quelqu'un qui se dit prêt à aider dans la seconde nos "amis" américains (j'aime les États-Unis, beaucoup moins leur monde politique), quelqu'un qui pense qu'aujourd'hui en France, des gens préfèrent vivre sans travailler parce que c'est plus facile (lui n'a pas de problème de logement, c'est sûr), quelqu'un qui ne supporte pas la contradiction (avec ou contre lui, voilà son véritable slogan)... Bref, ce quelqu'un , ce n'est pas mon Président.

03/05/2007

Ségo/Sarko : des hauts et débat

medium_nico_sego.jpgAlors, quid du débat d'hier soir ? Personnellement, je suis sorti de concert pour arriver pile-poil au moment du "je suis calme, je ne m'énerve pas, je suis en colère contre les injustices", un déjà culte grand moment politique.

Et ce que j'en ai retiré, c'est l'immense hypocrisie de Sarko, qui continue à jouer les victimes et se la raconte "zénitude", alors qu'il est même pas capable de regarder son concurrent dans les yeux (très bonnes analyses du débat ce matin dans la "Matinale" de Canal+, d'ailleurs). Bref, et c'est un peu une première pour moi, je dois reconnaître que ce que j'ai vu de la performance de Ségo m'a plutôt plu, elle cherchait à expliquer et à débattre, alors que Nico tentait quelques maladresses (s'attaquer à Flamby, parler de "l'immoralité" ou encore la sortie sur les handicapés et les femmes) qui ont sonné creux. À part sur la Turquie où on a senti la socialiste mal à l'aise, j'ai trouvé le fond plutôt intéressant. Pour une fois que Ségo n'a pas l'air d'une truffe à l'oral, ça peut rassurer sur ses capacités futures ceux qui hésitent encore.

Un lien labellisé "Nouvel Obs" pour un petit résumé

30/03/2007

Sarkozy en roue libre ?

medium_medium_060608093818.3vmxh3510_le-ministre-de-l-interieur-nicolas-sarkozy-le-7-jub.2.jpegDepuis une semaine, une étrange déclaration (d'ailleurs le forum est massivement pollué de commentaires nauséeux de tous bords) circule sur Internet. Emanant de la société des journalistes de France 3, elle accuse frontalement Nicolas Sarkozy d'avoir tenu des propos pour le moins attentatoire aux libertés de la presse. Je fais donc passer ce communiqué, et invite chacun à en tirer ses propres conclusions.

Extraits choisis du communiqué :

Sans doute grisé par les sondages qui le placent en tête du premier tour, le candidat UMP s'est récemment laissé aller à une petite crise d'autorité dans les locaux de France 3. Une sorte de caprice régalien que l'on croyait appartenir à d'autres temps, ceux de la vénérable ORTF.

"Toute cette direction, il faut la virer", a lâché  le candidat UMP, comme le rapporte le Canard Enchaîné du 21 mars 2007. "Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ca ne va pas tarder".

La Société des Journalistes de la Rédaction Nationale de France 3 ne peut qu'être scandalisée par une telle attitude de la part d'un candidat à la plus haute magistrature de France. Nous nous inquiétons que M. Sarkozy puisse afficher sans aucune gêne un tel mépris pour l'indépendance des chaînes de service public.

Ambiance... 

07/03/2007

Sarko chaud

medium_file_237714_169123.jpgLes réactions ne se font pas attendre concernant la dernière déclaration de Nicolas Sarkozy lundi soir, invitant les élus encore indécis à apporter leurs parrainages aux candidats Le Pen et Besancenot, dans un souci “démocratique”

Voilà quelques liens pour démêler un peu les fils et tenter de comprendre la manœuvre électorale du candidat UMP :

 

Nouvel Observateur 
Réactions diverses des politiques 

Libération
“Avec le renfort de Sarkozy et de ses troupes, le soldat Le Pen, lui, est presque hors de danger.”

20 Minutes
Ce qui est surtout choquant, c’est la contradiction du discours. D’un côté, il dit: je soutiens les petits candidats pour la démocratie, alors qu’on sait très bien qu’il y a des arrière-pensées politiques. 

Le Figaro
Olivier Besancenot a appelé le Parti socialiste à « s'inspirer » de l'appel aux signatures lancé lundi par Nicolas Sarkozy et à lever « tous les obstacles pour que les élus puissent librement » accorder leur parrainage.

Les Echos
Sur la même longueur d'onde, le PS et l'UDF ont dénoncé hier « les arrière-pensées » de Nicolas Sarkozy, qui a promis de « se battre », au nom de la « démocratie », pour que Jean-Marie Le Pen et Olivier Besancenot aient le nombre de parrainages nécessaires pour se présenter à la présidentielle.

 
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