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07/05/2007

Ma France a mal

Je dédicace ma nouvelle France à :

medium_260156.jpgPascal Sevran, Johnny Hallyday, Steevy, Faudel, Doc Gyneco, Bernard Tapie, Dominique Farrugia, Jean Réno, Christian Clavier, Valérie Giscard-d'Estaing, Simone Veil, Éric Besson, Claude Allègre, Phillipe de Villiers, Jacques Chirac, Pierre Albertini, Alain Prost,  Gilles de Robien, Gilbert Montagné, Alain Juppé, Henri Leconte, Marielle Goitschel, André Glücksmann, Miss Dominique, Henri Salvador, David Douillet, Jean-Marie Bigard, Basile Boli, Enrico Macias, Maurice Leroy, Philippe de Gaulle, Gérard Depardieu, Michel Sardou, Roger Hanin, Arthur, Philippe Candeloro, Fabrice Santoro, Vincent McDoom, les frères Bogdanov, Pierre Palmade, Michel Drucker, Didier Barbelivien, David Brécourt, Alain Delon, Daniel Prévost, Jean-Michel Jarre, Maurice Druon, Mireille Mathieu, Michou, Pascal Bruckner, Max Gallo, Grégory Coupet, Richard Virenque, David et Cathy Getta, Brian Joubert, Mimie Mathy, Michel Leeb, Michel Drucker, Jérôme Rothen, Philippe Bouvard, Thierry Roland, Hugues Auffray, Martin Bouygues, Véronique Genest, Yves Régnier, Bernard Laporte, Arnaud Lagardère, Charlotte Rampling, Carlos, Rafaëlle Ricci, Christophe Dominici et Roland Magdane.

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Bof ou ouf ? Voici quelques réflexions personnelles, jetées pèle-mêle et en toute humilité...

La France peinte en bleue, voilà donc le résultat de ce deuxième et dernier tour des élections présidentielles françaises. Pas la peine de relayer ma propre opinion, puisque je sors immensément déçu de la tournure des événements.

À l'heure actuelle, je n'ai absolument aucune confiance en l'homme qui a été porté par les urnes. Je ne sais pas s'il faut se féliciter de l'important mouvement électoral, qui a décidé les Français à se rendre dans les bureaux de vote. En majeure partie, Sarkozy a rallié les suffrages du monde rural, tandis que les grandes villes ont préféré la candidate socialiste. Faut-il croire que l'ancien Ministre de l'Intérieur a sur faire revenir des gens à la politique ? Incarne-t-il réellement le changement comme il le revendique ? En tout cas, c'est la France de droite qui a voté hier, majoritairement.

Pour ma part, mon attention est fortement tournée vers la dynamique engagée par François Bayrou, qui vient selon moi de poser les vrais bases d'une "rupture", un terme utilisé à tord et à travers et avec lequel il vaudrait mieux prendre des gants. La révolution par le centre, faut pas rêver non plus. Mais le Béarnais propose aujourd'hui une véritable alternative, dans laquelle pourraient même s'incarner beaucoup de monde. Espérer une union par delà les clivages politiques, est-encore de l'utopie ? Strauss-Khan a été clair là-dessus hier, la main est plus que tendue vers le centre.

En "droitisant" profondément ses actions, Sarkozy a remporté les élections. Depuis trois présidentielles, la gauche a tenté - très timidement - de s'ouvrir à l'extrême-gauche (la gauche plurielle), puis de rallier mollement le centre (Ségo est plus à droite que son partie, comme Bayrou est plus à gauche du sien), sans jamais en tirer partie en termes électoraux. Aujourd'hui, notre pays penche à droite comme il ne l'a plus fait depuis plus de 25 ans. La gauche en miettes, voilà donc le résultat de cette élection, une gauche qui  n'arrive apparemment pas à se renouveler et à coller aux désirs du peuple. Considérons cependant que la partie, pour le PS, a été principalement perdue en interne, tant Royal a du à la fois batailler pour s'imposer, à la fois face aux propres dirigeants de son parti, et ensuite face aux Français. Elle a mené une campagne difficile, en solitaire, fausse rassembleuse alors que tous autour d'elle ont persiflé en permanence.

Pour finir, je me fais du souci pour mon pays : un pays capable de porter à sa tête quelqu'un pour qui la détermination génétique est évidente, quelqu'un qui crache sur les institutions judiciaires, quelqu'un qui se permet un comportement dangereux avec la presse, quelqu'un qui se dit prêt à aider dans la seconde nos "amis" américains (j'aime les États-Unis, beaucoup moins leur monde politique), quelqu'un qui pense qu'aujourd'hui en France, des gens préfèrent vivre sans travailler parce que c'est plus facile (lui n'a pas de problème de logement, c'est sûr), quelqu'un qui ne supporte pas la contradiction (avec ou contre lui, voilà son véritable slogan)... Bref, ce quelqu'un , ce n'est pas mon Président.

23/04/2007

Verdict présidentielles 1/2

medium_royal_haut.jpgmedium_sarkozy_haut.jpgAlors ça y est, nous l'avons enfin notre  résultat du premier tour des présidentielles. On s'y attendait, Nicolas Sarkozy est largement en tête avec plus de 30% des voix.

Pour ma part, deux grandes surprises : d'un, c'est le score plutôt fort de Ségolène Royal, que je voyais quand même plus au coude à coude avec François Bayrou. De deux, (et je suis TRÈS content de le dire enfin), la chute de Le Pen fait plaisir à voir. Alors évidement, il faut relativiser son score, puisqu'il pâtit de la forte mobilisation du corps électoral. Quand les gens daignent allez aux urnes, c'est toujours Le Pen qui perd des points. Mais qu'importe, moi qui suis né en 1979, et qui ait grandi avec le spectre du FN sur la tronche pendant toute ma vie, nous voilà enfin débarrassé pour quelques temps de ce parti nauséabond.

Alors maintenant se pose la question du deuxième tour : comment la gauche va-t-elle réussir à se mobiliser contre Sarkozy ? Bayrou donnera-t-il des consignes de vote ? Et à quel prix ? Ségolène arrivera-t-elle enfin à avoir l'air crédible quand elle parle en public ?

La suite au prochain épisode.

En attendant, voilà un lien pour se rendre compte du résultat national, et pour les habitants d'Île-de-France, un autre pour vérifier ceux de sa commune. Enfin, le site de Courrier International pour avoir une idée des élections vues par les pays étrangers.

07/03/2007

Sarko chaud

medium_file_237714_169123.jpgLes réactions ne se font pas attendre concernant la dernière déclaration de Nicolas Sarkozy lundi soir, invitant les élus encore indécis à apporter leurs parrainages aux candidats Le Pen et Besancenot, dans un souci “démocratique”

Voilà quelques liens pour démêler un peu les fils et tenter de comprendre la manœuvre électorale du candidat UMP :

 

Nouvel Observateur 
Réactions diverses des politiques 

Libération
“Avec le renfort de Sarkozy et de ses troupes, le soldat Le Pen, lui, est presque hors de danger.”

20 Minutes
Ce qui est surtout choquant, c’est la contradiction du discours. D’un côté, il dit: je soutiens les petits candidats pour la démocratie, alors qu’on sait très bien qu’il y a des arrière-pensées politiques. 

Le Figaro
Olivier Besancenot a appelé le Parti socialiste à « s'inspirer » de l'appel aux signatures lancé lundi par Nicolas Sarkozy et à lever « tous les obstacles pour que les élus puissent librement » accorder leur parrainage.

Les Echos
Sur la même longueur d'onde, le PS et l'UDF ont dénoncé hier « les arrière-pensées » de Nicolas Sarkozy, qui a promis de « se battre », au nom de la « démocratie », pour que Jean-Marie Le Pen et Olivier Besancenot aient le nombre de parrainages nécessaires pour se présenter à la présidentielle.

 
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